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Exploration – Inspiration – Guérison

On peut toujours s’en remettre à Dieu

Crédit photo : Joy Cusack - staff


La Science Chrétienne enseigne que nous pouvons tous nous en remettre à Dieu quelles que soient les circonstances. Cela ne signifie pas pour autant que nous ayons les réponses à toutes les questions que nous nous posons dans l’existence. Lorsque vous priez, que demandez-vous à Dieu ? Qu’est-ce qui est important à vos yeux ?

Des jeunes de nationalités différentes, stagiaires à TMCC Youth, le service de la jeunesse de L’Église Mère, ont rencontré le Héraut pour évoquer des questions qu’ils se posent sur la vie et des sujets qui leur paraissent importants. Ils ont choisi d’aborder plusieurs sujets, de façon informelle, lors d’un petit-déjeuner avec le Héraut : Comment demeurer inspiré en permanence ? Comment mieux prier ? Comment répondre aux questions difficiles que les gens posent concernant la Science Chrétienne ? Comment envisager les relations dans le cadre d’une colocation, d’une amitié ou d’une relation amoureuse ?

TMC Youth a organisé des stages d’été dans différents services de la Société d’édition et de L’Église Mère, à Boston. Voici un portrait rapide de quelques-uns des stagiaires ayant participé à la discussion :

Korkor Apo est originaire du Ghana. Elle est actuellement étudiante en troisième année à Principia College (U.S.A.). Elle étudie le graphisme. Elle a suivi cet été un stage dans le service Activités des salles de lecture.

Maa-Ablah Apo, sœur aînée de Korkor, a suivi un stage d’été dans un service du Trésorier. Étudiante de troisième cycle à George Washington University, elle étudie la comptabilité générale.

Kemi Awosile est du Nigeria. Elle a suivi un stage d’été dans le service du Secrétaire, et travaille à présent pour TMC Youth. Elle aide l’équipe à organiser les sommets pour les jeunes.

Camille Carandang est arrivée des Philippines. Diplômée de l’université Aetneo de Manila, elle vient de passer une année à Principia College pour compléter sa formation. Cet été, Camille a suivi un stage dans le service du Livret trimestriel de la Science Chrétienne.

Ricardo Jordão venait de São Paulo, au Brésil. Poursuivant des études d’économie et de gestion à Principia College, il a suivi un stage d’été dans le service du Trésorier.

Ingrid Yitamben est camerounaise. Stagiaire à TMC Youth, elle a participé à la coordination des récents sommets en Afrique. Étudiante de troisième cycle à Principia College, elle étudie la chimie.

Animatrice de la discussion : Ginny Tonkin a fait un stage d’été dans le service du Héraut de la Science Chrétienne. Originaire de l’État de Pennsylvanie, aux U.S.A., elle étudie les techniques de communication à Principia College.

Trouver l’inspiration, apprendre à prier

Ginny : Maa-Ablah et Camille, vous nous avez dit qu’il vous arrive de réfléchir à des façons de mieux prier et de trouver l’inspiration.

Ricardo : «Mieux prier ?» Qu’entendez-vous par là ?

Camille : J’aimerais simplement me sentir davantage en harmonie avec Dieu. Quand on prie, il y a des moments où l’on ressent vraiment quelque chose, et d’autres où l’on s’efforce juste de prier. Il n’est pas toujours facile d’avoir la pensée entièrement tournée vers Dieu.

Maa-Ablah : En ce qui me concerne, c’est en grande partie une question de «connexion». Lorsque je lis régulièrement la Leçon biblique hebdomadaire ou des écrits de la Science Chrétienne, je me sens vite reliée à Dieu. Quand j’ai un problème, je peux le traiter facilement. Mais j’ai remarqué que lorsque je ne lis plus et qu’un problème survient, je me laisse très facilement prendre ! Je me sens stressée et je me demande ce que je dois faire. Finalement je pense «Science Chrétienne» ! et je traite le problème de ce point de vue. Mais je n’aime pas être passée par cette tension, je préférerais être capable de traiter toutes les situations grâce à la Science Chrétienne, dès le début. Je pense aussi que le fait de me sentir reliée à Dieu m’aide non seulement à résoudre mes problèmes, mais également à mieux prier pour le monde. J’aimerais ressentir toujours cette proximité avec Dieu, et non pas seulement quand survient un problème.

Ricardo/ : Vous pensez donc que pour se sentir proche de Dieu, il faut lire régulièrement la Leçon biblique ?

Maa-Ablah : J’aimerais être capable d’avoir plus de compréhension et d’inspiration, en sachant simplement que la vérité est toujours présente. Parfois je n’ai même pas à me rappeler que je suis scientiste chrétienne ; il me suffit de prendre conscience du fait que je n’ai vraiment aucune raison d’être stressée, car Dieu est ici même et contrôle la situation. L’harmonie est vraiment présente tout le temps, et le seul fait de s’en souvenir sans cesse rend tout plus facile.

Ingrid : Je peux vous donner un exemple en rapport avec le stress. Durant la période stressante des examens, ma sœur me disait souvent : «C’est Dieu qui passe les épreuves, qui les corrige et qui te donne le diplôme.» Ainsi Il s’occupe de tout. À un moment ou à un autre, je dois m’arrêter et traiter le stress pour prendre conscience du fait que Dieu est toujours là, et qu’Il s’occupe de moi. On est toujours relié à Lui, et il faut revenir à cette vérité au lieu de se laisser submerger par les événements.

Répondre aux questions difficiles sur la Science Chrétienne

Kemi : Quand on doit répondre à des questions difficiles, la difficulté ne réside pas tant dans les questions que dans l’attitude de ceux qui les posent et dans le mobile qui les incite à les poser.

Ginny : Là où vous vivez, rencontrez-vous beaucoup d’hostilité du fait que vous êtes scientistes chrétiens ?

Korkor : Quand j’étais au lycée, un nouveau professeur nous a demandé quelle était notre religion. Après la classe, il m’a dit que la Science Chrétienne était une secte ! Je ne savais pas comment l’aborder pour lui dire ce que je ressentais. Il faisait parfois des prêches à l’école, où nous avions des services du dimanche. Dans ses sermons, il lui arrivait de parler de la guérison par la prière. Je me demandais : «Connaît-il seulement la Science Chrétienne ? Est-ce que je ne devrais pas lui acheter un Science et Santé ?» Je ne savais pas quoi faire. Mais je suppose que parler davantage avec les gens, en leur faisant comprendre nos choix, ou même leur donner simplement un Sentinel ou un Héraut, cela aide à expliquer la Science Chrétienne à ceux qui ne la connaissent pas en tant que religion.

Ingrid : Il n’est pas toujours possible de parler de personne à personne. Peut-être ne se reverra-t-on jamais. En ce moment même, des gens se posent des questions sur la spiritualité, et ils se tournent en nombre vers les églises. Notre église au Cameroun était très fréquentée, et certains voulaient savoir pourquoi. Quelqu’un parlait de détruire la Science Chrétienne. Comment réagir à cela ? Je ne sais pas ! J’ai juste le sentiment qu’on devrait répondre en les aimant simplement, mais quand ils ne souhaitent pas réellement entendre ce que l’on a à dire, c’est parfois très frustrant.

Korkor : Les stagiaires ont regardé ensemble un film intitulé Who shall be called ? [Qui sera appelé ?] Ce film évoque le travail des premiers scientistes chrétiens aux côtés de Mary Baker Eddy, à l’époque où celle-ci fonda l’Église de la Science Chrétienne. Le film parle notamment d’une femme qui voulut lui faire un procès. Mais Mary Baker Eddy n’en continua pas moins à aimer cette femme qui la combattait.

Camille : Je constate que c’est seulement en vivant vraiment la Science Chrétienne qu’on peut fièrement «porter l’étendard» parmi ceux qui ne sont pas scientistes chrétiens. Et ils nous verront ! Ils ne verront pas une religion ni un dogme, mais ils nous verront, ils verront qui nous sommes et comment nous agissons. C’est cette attitude que je défends, et c’est cela la Science Chrétienne. Une façon de leur dire : quelles que soient vos questions, regardez-moi et voyez comment je me comporte.

Relations

Ginny : Parlons des relations. Les relations en général, entre amis, entre colocataires, et pas seulement entre garçons et filles. Priez-vous pour être guidés dans vos relations avec les autres ?

Camille : Ce qui m’aide vraiment dans mes différentes relations avec les autres, c’est juste de prier pour me sentir complète tout le temps. Lorsque j’allais à la faculté près de chez moi, je ne sortais avec personne. Pendant un moment, c’est sûr que j’ai ressenti de la pression. Je sais que beaucoup de gens ont ressenti la même chose à un moment ou à un autre. Je me demandais ce qui n’allait pas chez moi. Je me suis mise à prier au sujet de mon identité, de ma nature complète, pour comprendre que je n’avais besoin de personne pour être complète. Et c’est là que je me suis réellement sentie bien dans la vie et que j’ai commencé à me faire des amis.

Ricardo : D’où vient cette pression ? des autres ? de la famille ? des amis ? ou juste de soi-même ?

Camille : Ma famille ne m’a jamais vraiment mis la pression, mais il lui arrivait néanmoins de plaisanter à ce sujet. Ce que je dis à certains de mes amis, c’est que si vous pensez avoir absolument besoin de tisser des liens avec quelqu’un, alors ce n’est pas le moment propice. On considère trop souvent la relation comme une dépendance, on veut s’appuyer sur une autre personne, dépendre d’elle pour être heureux ou ne pas se retrouver sans compagnie. On a tous besoin de comprendre qu’on a déjà tout cela en soi.

Ricardo : Vous voulez dire, quand vous cherchez la personne que vous désirez épouser, ou bien un petit ami ?

Camille : Je ne cherche pas un mari à tout prix.

Kemi : Une relation n’est pas une quête.

Ricardo : Comment trouver la bonne personne ? Le testez-vous ou pesez-vous le pour et le contre ? «Il a tel défaut que je n’aime pas, telle qualité que j’aime.» Comment faites-vous quand vous êtes au tout début d’une relation ? Parce que je sais bien que beaucoup de filles qui sortent avec quelqu’un depuis deux ou trois mois se demandent : «Est-ce que j’aimerais épouser ce garçon ?»

Kemi : Je ne pense pas qu’au début d’une relation on puisse vraiment se demander si on épouserait la personne. Pour la plupart des gens, le mariage signifie vouloir vivre avec quelqu’un pour toujours. Une amitié repose d’abord sur une compatibilité de caractère.

Maa-Ablah : On n’a nulle envie d’être avec quelqu’un qui ne nous aide pas à progresser. Parfois, on ne cherche rien, c’est un déclic qui se fait naturellement.

Kemi : Il faut savoir que l’on est complet. Ne pas chercher une personne qui nous complète, mais qui est complémentaire, qui fait ressortir le meilleur en nous.

Ingrid : Parfois, on ne cherche même pas. C’est comme un déclic face à la personne ! Et on sait aussitôt qu’on deviendra amis pour la vie.

Ginny : S’agit-il d’un déclic spirituel ?

Kemi : Il ne s’agit pas de parler sans arrêt de la Leçon biblique. Mais c’est effectivement un déclic spirituel qu’on n’a pas cherché. On constate alors qu’on s’efforce de devenir une meilleure personne.

Camille : On se rend compte que certaines personnes mettent en valeur nos qualités, nos talents, une façon de penser. C’est toujours en nous, mais parfois la rencontre d’une autre personne est nécessaire pour nous le révéler. Beaucoup de gens pensent que la relation se fait au détriment de leur liberté, mais ce n’est pas le but ! La relation est censée nous aider à progresser, ensemble et individuellement.

Tout le monde se pose ces questions ou des questions similaires. Cette conversation pourrait se poursuivre indéfiniment. Chacun, bien sûr, continue à s’interroger de son côté. La lecture du Héraut peut vous apporter l’inspiration et des réponses !

Vous trouverez d’autres articles concernant les jeunes ainsi que des renseignements, en français et dans d’autre langues, sur www.csherald.com. En vous connectant à TMCYouth.com, vous accéderez à des blogs, à des forums et à diverses façons conviviales d’entrer en relation avec des scientistes chrétiens dans le monde entier !

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